dimanche 26 décembre 2010

LES VOEUX 2011 DU CERCLE DES AUTEURS DU PACIFIQUE (CAP)


Le Président et le bureau du Cercle des Auteurs du Pacifique souhaite de joyeuses fêtes de Noël et du Nouvel An, à tous nos membres, auteurs et écrivains de Nouvelle-Calédonie, du Pacifique et d'ailleurs, sans oublier nos amis et nos lecteurs.

2010 fut une année riche des publications de nos auteurs, qu'ils en soient félicités et remerciés, ainsi que leurs éditeurs, particulièrement la collection "Lettres du Pacifique"(Harmattan), et tous ceux qui ont contribué à les faire connaître ainsi que leurs oeuvres (RFO, la presse du Pacifique, les Universités du Pacifique et d'Europe (NC, Polynésie, Australie, NZ), le CNRS...

Bienvenue à nos nouveaux membres, puisse l'année 2011 vous apporter à tous la paix et la santé, ainsi que l'inspiration.


jeudi 9 décembre 2010

Une soirée avec Gemmanick, artiste peintre calédonienne.

Une sympathique soirée réunissait le bureau du Cercle des Auteurs du Pacifique au domicile de leur doyenne: Ginette Harbulot.*
Gemmanick, artiste peintre calédonienne venue de Bordeaux à Nouméa pour un bref séjour, a dévoilé à ses amis du CAP ses dernières oeuvres, toujours inspirées par les mondes imaginaires. Très populaire au Japon, l'artiste, surnommée "L'irlandaise du Pacifique" dans la préface que Philippe Godard rédigea à son livre, compte de fidèles admirateurs en Nouvelle-Calédonie.

Le second volume des "Histoires fantastiques de Nouvelle-Calédonie" de Gérard Devèze, paru de la collection Lettres du Pacifique fut offert à Ginette en remerciement de son accueil.
Cette soirée fut aussi l'occasion pour les auteurs et amis de la littérature présents, de découvrir avec beaucoup d'intérêt les derniers livres de la collection, dont le 39eme titre paraîtra en décembre 2010, et leur catalogue en couleur réalisé par la directrice de cette collection, (et disponible à la demande).

L'association littéraire, toujours dynamique et productive, a accueilli cinq nouveaux membres depuis le mois de novembre.
Pour contacter le CAP: tél. (681) 92 59 64
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* (Auteur de "La lune ne nous quitte pas pour toujours").

mercredi 1 décembre 2010

Conférence d'un auteur de la collection Lettres du Pacifique à l'UNC (Université)




Voici quelques uns des clichés pris lors de l'intéressante conférence d'Alexandre Juster, ethno-linguiste de passage à


L'auteur, présenté par Hélène Colombani, Chargée de
mission pour le Livre du Gouvernement, a su dépasser la thématique des termes transgressifs, et ouvrir des perspectives larges sur l'origine des peuplements et les courants migratoires du sud Pacifique, élaborées grâce aux moyens scientifiques modernes de l'archéologie, de la linguistique, de l'ethnobotanique, ou même des traceurs sanguins.
La comparaison entre les usages linguistiques mélanésiens (Nengone) et polynésiens (Tahiti) ou encore papous, étaient riches en surprises.

Un public composé d'universitaires, d'enseignants et de connaisseurs, ou d'amateurs éclairés, a posé de nombreuses questions au conférencier. Il est à regretter que les médias n'aient pas manifesté plus d'intérêt à cette conférence qui fut suivie d'un débat animé.
L'auteur a ensuite signé son livre sur le sujet, paru chez l'Harmattan dans la collection "Lettres du Pacifique", disponible en librairie ou pouvant être commandé chez l'Harmattan (Paris) ou en ligne chez Amazon, Fnac, Chapitre.com, Decitre, Rue du Commerce, etc, (de même que tous les autres livres de la collection).

Cette conférence devait également être donnée au Centre Culturel Tjibaou, dont Emmanuel Tjibaou, le préfacier du livre, dirige le département de Langues et patrimoine, (ce qui n'a pu se faire car un film documentaire sur le Vanuatu y fut programmé le même jour).
Dès le lendemain, Alexandre Juster accompagné d'une amie, a cédé à l'appel du Nord et de l'île des pins, prenant la route des évasions touristiques avant de s'envoler vers Paris. Les lecteurs qui n'ont pu assister à son unique conférence, auraient apprécié qu'il fasse une ou deux signatures en librairie avant son départ.

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jeudi 25 novembre 2010

Evènements littéraires de novembre











 Samedi dernier, dans une librairie de Nouméa,  Agnès Louison signait "L'Ami posthume",son premier livre, édité grâce à Hélène Colombani dans la collection "Lettres du Pacifique" chez l'Harmattan.

Le récit des débuts "insolites" d'une maîtresse auxiliaire arrivée en cours d'année en Nouvelle-Calédonie pour y enseigner la philosophie dans un lycée de Poindimié, à la suite du décès accidentel d'un collègue, cet "ami " inconnu.
Elle découvre à la fois l'île et les difficultés de son métier et des relations avec sa hiérarchie ou les élèves indigènes.
Un témoignage direct qui concerne particulièrement les enseignants, les élèves de lycées, ainsi qu'un lectorat plus large en particulier d'enseignants "expatriés", qui pourront comparer leurs premières "impressions calédoniennes" à cette autobiographie.

Rappelons le superbe "Quel ennui", du professeur agrégé de Philosophie Alain Jay, qui fut édité dans la même collection en 2008, et l'essai littéraire original de Camille Coldrey, jeune enseignante de Tahiti sur  L'irruption de la langue "Tahitienne dans Les Immémoriaux de Segalen", deux livres qui démontrent que les enseignants peuvent -parfois- être aussi des auteurs de qualité.

© copyright

mercredi 24 novembre 2010

Conférence à L'Université du Pacifique



Ancien élève de l'ethno-linguiste spécialiste des langues vernaculaires kanak, Michel Auffray (décédé en 2007)

Alexandre Juster

donne une conférence sur les
"La Parole interdite"
en Tahitien et en Nengone,

à L'Université de Nouvelle-Calédonie,
jeudi 25 novembre à 18H.

La conférence, organisée en partenariat avec l'UNC , la Mission Livre et le Cercle des Auteurs du Pacifique, sera précédée de la signature par l'auteur de son livre:

"La transgression verbale en Océanie"

paru dans la collection Lettres du Pacifique (Harmattan),

préfacé par Emmanuel Tjibaou,
directeur du service de linguistique au CCT*

A Tahiti, ce livre qui fait une analyse détaillée des termes transgressifs en les situant dans un contexte social, fait la une des devantures de librairies de Papeete.


extrait de la critique du livre parue dans "Les Nouvelles Calédoniennes":

"Aux îles de la Société, comme dans le reste de l’Océanie, dire, c’est faire. La parole, le dire, en sont par conséquent lourdement chargés de sens. On ne parle pas pour ne rien dire, et ce précepte peut conduire à des comportements silencieux”, explique Alexandre Juster. Dans ce contexte, la transgression verbale prend une ampleur particulière.

Pour étudier le maniement des insultes en tahitien et en nengone, l’auteur ne disposait d’aucune source écrite, il a donc recueilli lui-même ses informations, grâce à des questionnaires. Quelles sont les insultes les plus blessantes ? Ses analyses lui ont permis de mettre à jour les valeurs profondes de la société et de dégager les comportements sociaux des locuteurs. Une intéressante synthèse, bien documentée.

La transgression verbale en Océanie, préface d’Emmanuel Tjibaou, Collection Lettres du Pacifique, 132 pages, éditions l’Harmattan.

David Martin"




*(Centre Culturel Tjibaou)





vendredi 19 novembre 2010

De la Vendetta en Calédonie, on en parle...


Le livre consacré à l'ancêtre du "clan" Mariotti calédonien, "De la vendetta en Nouvelle- Calédonie", paru en mars 2010, est cité en... Algérie, nous y avons trouvé un site littéraire très bien documenté, qui en parle en ces termes:

"DE LA VENDETTA À LA NOUVELLE-CALÉDONIE
, Paul Louis Mariotti, matricule 10318
, Roman historique
, Frédéric Angleviel
, Préface d'Hélène Colombani
.

Le bagnard Paul Louis Mariotti traverse cinquante ans de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie (1878-1927). Bandit d'honneur envoyé six ans aux travaux forcés à 19 ans, à La Nouvelle pour crime de vendetta familiale, il devient en 1911 le premier président de la commission municipale de Farino. Cette saga familiale décrit la première génération, celle des hommes et des femmes déracinés qui créèrent un homme particulier, Le Broussard, élément incontournable de la communauté calédonienne. Paul Louis Mariotti fut l'un des “ouvriers de la transportation” qui permirent à la seconde colonie de peuplement française de devenir un “pays” multiculturel et pluricommunautaire.
(Coll. Lettres du Pacifique, 252 p., 23 EUR) ISBN 978-2-296-11546-0".


mardi 16 novembre 2010

Signature à Nouméa.

Le Cercle des Auteurs du Pacifique (CAP)

invite le samedi matin 20 novembre de 9H30 à 12 H à la librairie Calédolivre, à la signature par


Agnès Louison

de son livre:


L'Ami posthume

(Voyage insolite dans la brousse Calédonienne)


Paru dans la collection

Lettres du Pacifique


(L'Harmattan)


L'auteur, professeur de Lettres au Lycée de Nouméa, fut l’invitée en octobre de l'émission "Courant d'Art” "(RFO), et fera la promotion de son livre en France et dans les lycées de Nouméa.

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De nouveaux livres (Romans, Poésie, Littérature et Sciences humaines) sont en cours de parution dans la collection Lettres du Pacifique, qui ont tous pour sujet la Nouvelle-Calédonie et l'Océanie. Les 40 titres parus ou en cours de parution sont disponibles en librairies (NC) ou à commander chez l'Harmattan diffusion, ou en ligne (Chapitre.com, Amazon, Fnac).







lundi 15 novembre 2010

DES PETITS AUX GRANDS PRIX LITTERAIRES




En 2010, le prix Goncourt est donc décerné à l'écrivain Michel Houellebecq, dont le succès phénoménal des "Particules élémentaires" en 1998, était dû à une liberté de ton et d'expression inhabituelle dans le Landerneau littéraire. Après s'être essayé au cinéma, en mettant en scène son propre roman " la possibilité d'une île", ou même à la chanson, l'écrivain fut l’objet de critiques médiatiques (il fut accusé de plagiat, de name droping ou encore de racisme, de misogynie, sans oublier son appartenance supposée à la secte rahélienne). Il s'est remis à l’écriture, et la sortie de ce dernier roman, comparé à une étude sociologique qui aurait des relents de thriller, lui a valu l'obtention du prestigieux prix parisien.

Aussi dérangeant que les précédents, quoique mieux écrit que "La possibilité d'une île", celui-ci fait penser à un patchwork de genres et de parodies, parfois habiles, mais dont le procédé finit par perdre de sa vigueur, car le roman est dense (423 pages).

En fait les trois personnages clefs du livre (les femmes n’y sont que potiches ou faire-valoir) sont les variantes d’un même prototype où il est aisé d'identifier l'auteur.

L'un est le jeune narrateur, Jed Martin, sorte d'artiste touche à tout, à la fois peintre et photographe, qui devient la coqueluche du tout Paris dès lors qu'il devient l'amant d'une "icône"de la vie parisienne.

Le deuxième est Houellebecq lui-même, dont Jed Martin propose de faire le portrait pour le remercier d’avoir préfacé son catalogue d’exposition. Entre grands (ou petits) porte-plumes d'ici et d'ailleurs, ce genre de flatterie est courant, (ainsi Houellebecq fait de Beigbeder, qui l'a défendu lors d'un procès, un "héros" secondaire mais constant de son livre.)


Le troisième est un vieux policier qui, à la veille de partir à la retraire, va enquêter sur le meurtre de... Houellebecq et de son chien, décapités et lacérés. Or tous les trois sont misanthropes et réfractaires à la compagnie de leurs semblables, femmes (elles sont tout juste tolérées), et enfants compris.

Mêlant habilement citations, réflexions de comptoir, personnages fictifs ou réels (Beigbeder y est plus vrai que nature), l'auteur nous entraîne jusqu'à la nausée dans cet univers factice et frelaté où les bonnes fortunes se font sur un caprice de diva, où un inconnu, aussi médiocre soit-il, est promu roi de Paris sur un coup de hasard, où tout, même dans le monde littéraire, est soumis aux diktats de la mode, de la publicité et du business.


Si on ne peut crier au chef d'oeuvre, (mais où sont Giraudoux, Gide ou Giono?), on doit admettre que la démonstration est d'autant plus efficace que la réussite d'un Beigbeder (publiciste de formation) ou même de Houellebecq sont de parfaites illustrations du système qu'il dénonce: pourquoi parler de littérature, là où il n’y a guère que du marketing, où tous les (mauvais)"coups" sont payants. Et si Houellebecq finit –dans son roman- découpé en lanières comme dans un film d’horreur, c’est tout simplement pour maquiller... un crime crapuleux.


N'oublions pas que les îles des antipodes ne sont pas indemnes de ces modernes dérives, y distingue-t-on encore un prix Goncourt d’un prix de... salon nautique ?©

lundi 1 novembre 2010

Publications et suite...



Nous vous avons donné quelques récentes informations sur l'accueil très favorable fait à nos écrivains du CAP, nous sommes heureux d'apprendre que certains y ont pris goût et se sont remis à écrire aussitôt après avoir vu leur premier livre publié dans la collection Lettres du Pacifique.
Isabelle Flamand, qui a participé à plusieurs prix littéraires en France, nous annonce que son prochain roman sortira en avril chez un éditeur breton, en effet le sujet de ce livre ne sera plus océanien, mais conservera cette liberté de ton et cette franchise qui avaient attiré l'attention sur ses "Rescapés": la confession d'une jeune femme moderne qui décrit les heurs et les malheurs d'une union interethnique entre une européenne et un africain polygame ... ( nous n'en "dévoilerons" pas davantage).

Nous signalons que ce livre ainsi que d'autres, est déjà presque épuisé en librairie à Nouméa: il n'en reste plus que quelques exemplaires! Si vous souhaitez les commander (ainsi que tous les titres de la collection ,vous pouvez les obtenir soit directement à l'Harmattan diffusion, ou par vos librairies en ligne habituelles (Chapitre.com, Fnac, Amazon, Decitre, etc)


AGENDA.

Agnès Louison présentera et signera le samedi matin 20 novembre son livre à la librairie Calédolivre, puis à la rentrée au Lycée La Pérouse, avant de s'envoler pour faire la promotion de son "Ami posthume" en France.




Il n'est pas que de jeunes auteurs résolument modernes qui sont inspirés: l'un de nos écrivains locaux les plus populaires prépare une belle surprise aux amateurs d'histoire du Pacifique en cette fin d'année 2010.
Et d'autres livres qui traiteront de sujets divers (sur la Tasmanie, Wallis, Tahiti et la Polynésie, ou encore la Nouvelle-Calédonie paraîtront entre la fin de l'année et le premier trimestre 2011 dans la très productive collection Lettres du Pacifique.

samedi 30 octobre 2010

Nouveaux livres: de l'Australie aux événements Calédoniens


De nouvelles parutions sont signalées dans le domaine des Sciences humaines, dans la collection "Lettres du Pacifique" (Harmattan) dont "Gardiens de la terre", par le Professeur émérite John Ramsland, universitaire australien connu, auteur d'ouvrages de référence sur l'Histoire de son pays. Celui-ci est consacré aux premiers contacts des aborigènes de la vallée de la rivière Manning, près de Sydney (NSW), avec les colons anglais. Le Professeur Ramsland et son épouse Marie (qui enseigne la Littérature française à l'Université)*, ont adhéré au CAP depuis de nombreuses années.

Cette étude exhaustive qui contient un index utile aux chercheurs, une bibliographie détaillée, des photos d'époque, et dont la couverture est illustrée d'une belle peinture aborigène originale, fut traduite par une universitaire française.
C'est le deuxième livre de la collection ayant pour sujet le continent voisin, après l'excellente étude consacrée à l'évolution de l'administration et du statut des aborigènes du Dr Isabelle Auguste, à l'ANU (Australian National University): "L'administration des affaires aborigènes depuis 1972", publié dans la collection en 2008, et qui reçut une critique élogieuse de ses pairs.

Un autre livre vient de paraître en Littérature dans la collection, vous le découvrirez dans une prochaine présentation: c'est le premier roman de l'un des auteurs calédoniens du CAP, que lui ont inspiré les tragiques événements de 84. L'auteur a signé et présenté son livre hier à Pouembout.

*(et qui traduisit en anglais des oeuvres de Jeanne Cordelier, de Michel Tournier, d'Hélène Savoie.)

jeudi 14 octobre 2010

PROMOTIONS D'AUTEURS et NOUVEAUX LIVRES


Parmi nos écrivains du CAP, deux nouvelles plumes ont été saluées unanimement par la presse, il s'agit de nos récentes recrues, professeures de Français et d'Histoire, qui ont été publiées dans la collection Lettres du Pacifique:

Isabelle Flamand, auteur du roman Loyaltien "Les Rescapés", qui a concouru à un prix littéraire métropolitain, a fait la Une de l'émission "Courant d'Art" (RFO) en juillet ,

de même Agnès Louison, qui décrit sous pseudonyme, ses insolites débuts de maîtresse auxiliaire à Poindimié: L'Ami Posthume, dans la même collection.

Dans ses actualités, RFO a salué la biographie romancée de "Paul Louis Mariotti, matricule 10 318, de la vendetta en Nouvelle-Calédonie", paru dans la même collection. C'est l'oeuvre de F. Mariotti-Angleviel, un historien calédonien qui retrace la vie tumultueuse et rocambolesque de son ancêtre corse, fondateur de la famille Mariotti.
Enfin la revue "Passerelles" du Service de l'Enseignement en Nouvelle-Calédonie, évoque la très belle soirée organisée par la Mission Livre au Musée Maritime de Nouvelle-Calédonie, sous la présidence d'honneur du Vice-Recteur Yves Melet, en présence d'une nombreuse assemblée composée en majorité d'enseignants, pour le lancement du roman autobiographique d'Annick Le Bourlot, (inspectrice d'Académie qui a quitté le territoire en 2010).
Plusieurs nouveautés vont paraître dans la collection dans les mois à venir, dont nous citerons le second volume du livre à succès: "Histoires fantastiques de Nouvelle-Calédonie": "Promenons-nous au Koghi", un recueil d'histoires à faire peur, de la brousse Calédonienne et du Nouméa des années 50, imaginées par le truculent Gérard Devèze, enseignant et ingénieur à la retraite qui connaît bien la brousse calédonienne pour l'avoir parcourue de long en large comme prospecteur minier dans les années 60.

Il suivra à quelques jours près, le livre d'un éminent historien australien, John Ramsland, qui évoque les premiers contacts des pionniers et aventuriers européens du "continent austral" avec les aborigènes, "Gardiens de la Terre". Un imposant travail fidèlement traduit (en Français) par une universitaire, que les enseignants, les étudiants et le public intéressé auront plaisir à découvrir.

Car nos écrivains du Cercle des Auteurs du Pacifique, peu soucieux de gloires factices et de "Maison du... Vide" et plus concernés par l'écriture, d'ici la fin de l'année feront paraître d'autres livres que nous aurons l'occasion de vous présenter très bientôt.







mardi 20 juillet 2010

LETTRES DU PACIFIQUE: PREMIERE EDITION BILINGUE (HALF MOON LANDS)



La collection Lettres du Pacifique chez l'Harmattan vient de faire paraître sa première édition bilingue, il s'agit d'un recueil de nouvelles d'Hélène Savoie traduites et présentées par Karin Speedy, professeur de Littérature à l'université de Sydney.
Il est préfacé par René Bourgeois, éminent universitaire et professeur émérite de Littérature Française en métropole.

Cette collection, après avoir permis à des auteurs australiens ou néo-zélandais de qualité d'être publiés en Français, tels les historiens John Dunmore ou John Ramsland, s'ouvre désormais sur la région anglophone, en particulier aux universitaires, grâce à la traduction d'oeuvres d'auteurs francophones du Pacifique.


L'un des recueils de poèmes (bilingue) d'Hélène Savoie paru en 1989 aux éditions du lagon, était traduit en anglais par Marie Ramsland, universitaire australienne (French Literature).

mardi 29 juin 2010

LA FOA: UN FILM ET DES LIVRES SUR JEAN MARIOTTI












1-L'écrivain et sa femme Ludmilla, à Paris.

2-Jean Boissery dans le rôle de Jean Mariotti



Lors du festival de La Foa, est présenté un film de Gilles Dagneau, qui a vécu 10 ans en Nouvelle-Calédonie: "Prisonnier du soleil", sur la vie de l'écrivain calédonien. L'acteur de théâtre Jean Boissery, neveu de l'écrivain, qui fait carrière en France, interprète le rôle titre.

Gilles Dagneau écrit dans "la revue du Cinéma" et est l'auteur de 2 livres "Dustin Hoffman" et "Ava Gardner".

Il a réalisé 3 documentaires sur les événements politiques de l'île: Tjibaou la parole assassinée, et Tjibaou le pardon, suivis du "gendarme citron".

Dans sa récente présentation de livres et d'auteurs, le CAP n'a pas oublié Jean Mariotti: Hélène Colombani qui rendit hommage à l'écrivain ( en 1981), par des conférences en Australie (1999), ou diverses publications (in Notre Librairie, en 1998), a contribué à la réédition des oeuvres complètes de Jean Mariotti (édition critique du " dernier voyage du Thétis", en 2000). Elle vient de faire paraître en mars 2010, dans la collection Lettres du Pacifique, "De la vendetta en Nouvelle-Calédonie", qu'elle a préfacée. L'auteur de cette biographie est un historien et un petit-neveu de Jean M. (F. Mariotti-Angleviel)

C'est l'histoire du patriarche de Farino, Paul-Louis Mariotti, le père de l'écrivain, qui fut condamné au bagne pour une "vendetta" en Corse au 19e siècle, après sa libération, il resta sur l'île, s'y maria et y prospéra.


Dédicaces d'auteurs du CAP à La Foa
























Durant la semaine du 25 juin a lieu le traditionnel festival du cinéma de La Foa, (qui est présidé cette année par l'actrice-réalisatrice Zabou), les auteurs du CAP présents en Nouvelle-Calédonie, ont souhaité à cette occasion y présenter leurs oeuvres, une soixantaine de titres, (dont la moitié était composée de la Collection Lettres du Pacifique), et rencontrer le public.

Une vingtaine de nos auteurs, accompagnés d'amis, et de la Chargée de mission du Livre en NC, ont consacré leur samedi à cette matinée de dédicaces, dans un lieu chargé d'histoire, l'hôtel restaurant Banu, à proximité du cinéma du village. Des inconditionnels du livre et de l'image, des enseignants, et un illustrateur de bande dessinée se sont attardés à découvrir ces oeuvres, et pour certains, à mettre au point projets d'écriture et d'édition.
Cette rencontre fut suivie d'un sympathique repas, où les nouveaux auteurs du CAP,tout en appréciant les délicieux fruits de mer qui font la réputation de cette table, ont pu faire connaissance et échanger avec les plus anciens, (dont Ginette Harbulot et Jean Guillou sont les doyens).



dimanche 20 juin 2010

Flamboyant Imaginaire: Zalaïna.


La collection "La Pleïade" vient de rééditer les oeuvres complêtes du Général de Gaulle dont le talent d'écrivain est connu. Dès l'adolescence, "l'homme du 18 juin" commençait à écrire des pièces de théâtre, comme le rappelle Jérôme Dupuis:

"On l'ignore souvent, mais Charles de Gaulle, dans sa jeunesse, a écrit des poésies et des nouvelles...

Oui, à 15 ans, il a composé une saynète en vers influencée par Rostand et intitulée "Une mauvaise rencontre", qui sera éditée à 50 exemplaires. Trois ans plus tard, sous le pseudonyme transparent de Charles de Lugale, il écrit Zalaïna, une étrange nouvelle racontant les amours coloniales d'un officier et d'une  mélanésienne. Il y a parfois un "ange du bizarre" qui plane au-dessus de lui, peut-être hérité de l'un de ses ancêtres, qui était barde breton. De Gaulle s'est inventé à travers les mots. Lorsqu'il comprend, après 1918, qu'il ne pourra pas devenir un grand chef militaire comme il l'a rêvé, il se réinvente par le verbe, en écrivant notamment Le Fil de l'épée [1932]. "

Il est intéressant de rappeler à ce sujet qu'en 1992, le Flamboyant Imaginaire, première revue littéraire de Nouvelle-Calédonie, créée et dirigée par Hélène Colombani, rééditait cette fameuse nouvelle signée d'un certain Charles de Lugale: "Zalaïna", qui avait pour thème les amours exotiques d'un jeune militaire colonial et d'une mélanésienne en Nouvelle-Calédonie. Sans doute inspiré des romans de Pierre Loti, (qui n'échappaient pas aux anciens poncifs du XIXe siècle) , l'auteur  faisait connaître une fin tragique digne de "Madame Butterfly" à son héroïne, tandis que le jeune homme retournait en France. 

Une curiosité littéraire qui avait beaucoup plu aux lecteurs calédoniens, intrigués (et flattés) que leurs îles aient inspiré l'un des premiers écrits du célèbre personnage. 

Hélas, peu temps après, le "Flamboyant imaginaire" (qui fut la première revue  à publier des textes bilingues en langues vernaculaires (adjié) avec la participation de Gabriel Poédi),  fut interdit, suite à la proposition de certains élus.